Enquête ouvrière  4:infirmière en Pédiatrie

M B, infirmière.

1) L’entreprise

Dans quelle entreprise travailles-tu ?

MB : Montréal Children Hospital.

À quel secteur appartient-elle ?

MB : La santé.

Dépend-elle d’un trust ou d’une multinationale ?

MB : Le secteur public.

Que produit ton entreprise ou quels services vend-elle ?

MB : Du care.

Dans quel atelier, département, ou service travailles-tu ?

MB : Chirurgie pédiatrique.

Ton entreprise reçoit-elle des subventions de la région ou de l’État ?

MB : Bien sûr.

2) La région

Existe-t-il des entreprises du même secteur d’activité dans la région ? Si c’est le cas, sais-tu pourquoi ?

MB : Plusieurs, le secteur de la santé est important dans la région.

Quelle est l’opinion du public, des patrons, et des hommes politiques à son sujet ?

MB : Les gens ont généralement une vue positive des infirmières.

3) Les collègues de travail

Combien de salarié.e.s travaillent dans ton entreprise ?

MB : Plusieurs milliers.

Quelle est la proportion d’hommes et de femmes ?

MB : À vue de nez, 90 % des infirmières sont des femmes.

Quelle est la proportion de francophones, d’anglophones, d’immigré.e.s, etc. ?

MB : 50/50 franco et anglo, 25 % racialisé dans les deux catégories.

Quels sont les pays d’origine des migrants ?

MB : De partout, mais beaucoup de Français.

Combien y a-t-il d’intérimaires, de salarié.e.s, à temps partiel et à temps plein ?

MB : tout le monde full time.

Est-ce que la proportion entre ces différentes catégories de personnel évolue, et pourquoi ?

MB : Le Children est le seul hôpital sans agence et sans TSO, ce qui lui donne un taux de rétention particulièrement élevé pour le secteur de la santé.

Comment le travail est-il organisé au niveau du temps : horaires administratifs, travail en équipe, etc. ?

MB : Une infirmière-chef est en charge de créer l’horaire et assigne les tâches. Les pauses sont décidées entre nous sur le plancher.

Quel type de salarié.e.s sont attiré.e.s par l’entreprise ?

MB : Des gens qui aiment les enfants.

Quand c’est leur premier travail, quelle est leur motivation principale ?

MB : Aider les gens.

Quelles relations y a-t-il entre les salariées plus anciennes et plus jeunes ?

MB : Pas beaucoup de travailleurs seniors sur le plancher, la majorité des gens sont dans la fin de la vingtaine.

4) Le métier

Depuis combien de temps travailles-tu dans cette entreprise ?

MB : Un peu plus d’un an.

Depuis combien de temps existe-t-elle ?

MB : Je ne sais pas.

À quoi ressemble la pyramide des âges dans l’entreprise ?

MB : Très jeunes.

As-tu déjà travaillé dans une entreprise de la même branche, et qu’en est-il de tes collègues ?

MB : Nous avons tous travaillé en santé.

Quels métiers as-tu exercés auparavant, et quels métiers ont exercés tes collègues ?

MB : Préposé aux bénéficiaires.

Comment as-tu été embauché ?

MB : Deux entrevues, une avec les ressources humaines l’autre avec une infirmière-éducatrice.

Est-ce qu’il y a différents moyens d’embauches (par exemple, népotisme ou contrats) ?

MB : L’ancienneté décide de presque tout.

Pourquoi as-tu choisi cette entreprise ?

MB : Les enfants, j’aime les enfants, je n’aime pas travailler avec les adultes, beaucoup sont ingrats et méchants.

Souhaites-tu y travailler longtemps ? Qu’en est-il de tes collègues ?

MB : Je suis un peu burn-out en ce moment donc je quitte pour le Royal-Victoria, je vais dans l’aile post-partum, une chose que j’ai toujours voulu essayer.

Quel travail aimerais-tu faire si tu quittes l’entreprise et pourquoi ?

MB : Si je quitte, c’est pour aller comme infirmière pour la chirurgie esthétique, les conditions sont meilleures dans ce secteur.

5) La qualification

Quels sont les critères d’embauche utilisés par la direction ?

MB : Tes certifications et tes diplômes, puis ton interview.

Quelles étaient tes qualifications et ta formation professionnelle avant d’entrer dans l’entreprise ?

MB : DEC en soins infirmiers.

Y a-t-il une formation maison pour qualifier les salarié.e.s et combien de temps dure-t-elle ?

MB : 3 ans, dont 6 semaines sur le plancher comme stagiaires.

Qu’y apprend-on et qu’y as-tu appris ?

MB : Le nécessaire.

Que penses-tu de cette formation maintenant que tu travailles dans l’entreprise ?

MB : La formation a été utile, mais elle était abusive et stressante.

Disposais-tu de la qualification requise pour ton travail ou as-tu appris sur le tas ?

MB : Les deux.

Quelles sont les compétences requises pour exercer ton métier ?

MB : Le diplôme et un certain sens du sacrifice.

6) Les méthodes de travail

Quelles sont les opérations que tu effectues à ton poste ?

MB : Évaluer les patients et prendre en compte leur besoin (couverture supplémentaire, teste, nourriture, antidouleur). Faire les tâches nécessaires pour répondre à ces besoins.

Qui est ton supérieur hiérarchique immédiat ?

MB : L’infirmière en charge, l’assistante de l’infirmière-chef.

Quels sont tes différents supérieurs

MB : L’infirmière-chef, les gestionnaires de l’hôpital.

Avec quelles machines, outils, ordinateurs, etc., travailles-tu ?

MB : Beaucoup (ordinateur, scanneur, machine à signes vitaux, électrocardiogramme.)

À quoi servent-ils ?

MB : Avoir de l’info sur nos patients.

Maîtrises-tu bien leur fonctionnement ?

MB : Oui.

Aimes-tu travailler avec ces outils, machines, ordinateurs, etc. ?

MB : Neutre sur la question.

Qu’apprécies-tu, de façon générale, dans ton travail ?

MB : Prendre soin d’un enfant, calmer une situation stressante pour un enfant.

Que détestes-tu dans ton boulot ?

MB : Le surmenage, nous avons toujours trop de travail alors nous tournons les coins ronds.

7) Les formes de coopération et d’entraide dans le travail

Travailles -tu en coopération avec d’autres salarié.e.s ?

MB : Oui.

Comment se déroule cette coopération ?

MB : Plutôt bien, même si les tâches ne sont pas communes, souvent nous nous entraidons.

As-tu des contacts avec d’autres ateliers ou départements de l’entreprise ?

MB : Oui de temps en temps, plusieurs personnes bougent à travers l’hôpital.

Ces contacts sont-ils importants pour ton activité ?

MB : Plus des contacts sociaux que pour l’activité, mais des fois très importants, comme dans le transfert d’un patient.

Comment trouves-tu les informations nécessaires pour ton travail ?

MB : Des fois en ligne, mais souvent je demande à une collègue ou à un supérieur.

8) Les problèmes dans l’organisation du travail

Quels sont les problèmes les plus fréquents dans l’organisation du travail ?

MB : Pas assez de personnel.

Les installations et les machines sont-elles fréquemment en panne ?

MB : Tout le temps.

Quels sont les problèmes techniques et comment les affrontes-tu ?

MB : Nous sommes toutes devenues un peu techniciennes et sommes bonnes pour résoudre les prochaines, sinon nous allons trouver une autre machine.

Quel rôle joue la coopération avec tes collègues face à ce type de problèmes ?

MB : Oui, souvent une autre personne couvre nos tâches pendant que nous réglons le problème. D’ailleurs, le chef d’unité couvre souvent pour nous.

Quel rôle jouent les directeurs, les contremaîtres et les cadres dans ce cas ?

MB : Ils nous aident à trouver de nouvelles machines, surtout l’infirmière-chef.

Tes tâches sont-elles toujours les mêmes ou dois-tu remplir d’autres fonctions ?

MB : Chaque jour est différent, même si les taches peuvent se ressembler dans l’abstrait.

Quelles sont-elles et qu’en penses-tu ?

MB : Je ne sais pas. Je vais muter dans un département où le travail sera plus répétitif. Dans les post-partum, la seule différence est si la naissance est vaginale ou césarienne. En ce moment, ça va de la tentative de suicide au cancer, on s’ennuie jamais.

Selon toi, qui organise le travail dans ton atelier, ton département, ton entreprise ?

MB : Les gestionnaires.

L’organisation du boulot est-elle cohérente, chaotique, absurde, ou irrationnelle ? Pourquoi ?

MB : Je crois que c’est plutôt rationnel. C’est la gestion d’une petite quantité de ressources dans une situation difficile. Tu ne peux pas trop déconner, mais il y a un côté complet de l’hôpital que je ne sais pas pourquoi il existe.

Pourquoi existe-t-il des directeurs, des contremaîtres et des cadres ?

MB : Je ne sais pas, des fois ils sont pratiques, je les vois rarement, je ne les sens pas avoir d’impact, mais je me dis que le travail de coordination et d’approvisionnement se fait derrière la scène.

9) L’intensité du travail et les cadences

Qu’est-ce qui détermine les cadences ?

MB : La situation d’un patient.

Quels sont les facteurs qui t’obligent à travailler plus vite ?

MB : Une situation critique pour un patient.

As-tu le temps de discuter avec tes collègues pendant le travail ?

MB : On crée notre temps pour parler, sans la camaraderie et le l’esprit de corps entre collègues, on se tuerait.

Comment rends-tu ton travail moins pénible et comment t’aménages-tu des pauses non programmées par le patron ?

MB : Partager les tâches entre nous.

Ton travail est-il stressant et pourquoi ?

MB : Vraiment stressant, la surcharge de travail et la responsabilité envers les patients.

Comment te sens-tu à la fin de la journée ?

MB : Heureuse, je suis pleine d’adrénaline à la fin de la journée. C’est quand je me réveille le matin que je suis épuisée.

10) Le contrôle du travail

Qui contrôle ton travail, comment, et pourquoi ?

MB : Des fois des inspecteurs incognito pour la santé et la sécurité. Les plaintes des patients aussi.

Quels sont les critères d’évaluation de ta productivité ?

MB : Il n’y en a pas vraiment chez nous.

Que se passe-t-il quand tu commets des erreurs ou que tu n’obéis pas aux ordres ?

MB : J’ai le droit de désobéir à l’ordre d’un médecin si je le juge nocif ou impropre. En fait, les médecins ne sont pas supérieurs à moi dans la hiérarchie. Très différent d’un hôpital francophone.

Cela arrive-t-il souvent ?

MB : Oui, c’est attendu d’une bonne infirmière.

Réussis-tu à contourner les contrôles ?

MB : Je n’en vois pas l’intérêt.

Arrive-t-il que tes collègues commettent délibérément une erreur pour obtenir une pause supplémentaire ou défier votre chef ?

MB : On coupe souvent les coins ronds pour effectuer nos tâches. Les gestionnaires savent que nous avons besoin de faire ça, personne n’est sanctionné pour quand ça arrive.

11) Le salaire

Combien gagnes-tu ?

MB : 29 $ de l’heure. Plus avec le temps supplémentaire si j’en fais.

Tous tes collègues touchent-ils le même salaire ? Quelle en est la raison ?

MB : L’échelle salariale détermine le salaire.

Existe-t-il une échelle salariale ? Comment est-elle fixée ?

MB : Par négociations entre le syndicat et le gouvernement.

Quels sont les moyens d’obtenir une augmentation dans l’entreprise ?

MB : Monter dans la hiérarchie ou par les négociations.

Ton salaire dépend-il de ta productivité ?

MB : Non.

Reçois-tu une rémunération supplémentaire pour certains types d’horaires (nuit, week-end) ?

MB : Oui.

Comment la direction justifie-t-elle les différences entre les salaires ?

MB : Par l’ancienneté et les tâches.

Que pensent tes collègues des salaires dans l’entreprise ?

MB : Trop petit pour la tâche. Je gagnerai le double aux États-Unis.

12) Les horaires de travail

Que dit exactement ton contrat sur les horaires de travail ?

MB : 12 h par jour, trois ou quatre jours par semaine.

Fais-tu des heures supplémentaires ?

MB : Oui, mais pas obligatoirement.

Travailles-tu en équipe ?

MB : Oui.

Quelle est la durée du trajet pour te rendre au travail ?

MB : 20 minutes.

Combien d’heures par jour l’entreprise fonctionne-t-elle ?

MB : 24 h.

Est-elle ouverte le samedi, le dimanche et les jours fériés ?

MB : oui.

Comment sont organisées les équipes (horaires, jour/nuit, etc.) ?

MB : Nous nous organisons entre nous, mais des fois le management met son veto.

Qui décide de la composition des équipes et des horaires ? As-tu été consulté à ce propos ?

MB : Même réponse que la précédente.

Combien de pauses prends-tu par jour et à quelles heures ?

MB : Je suis sensé en avoir 3, 30 minutes pour le déjeuner, 25 minutes de pause dans la journée. 1 heure pour le dîner. Le 25 minutes finit toujours par sauter à cause de la surcharge de travail. Avant on avait le droit de le prendre en temps payés comme supplémentaires, mais le gouvernement a sanctionné nos gestionnaires, car il nous laissait faire. Nos gestionnaires ont refusé et nous aident à créer des loopholes pour être quand même payées le temps supplémentaire pour la pause non prise.

Les salarié.e.s prennent-ils leur pause ensemble ?

MB : Non.

Y a-t-il des pauses supplémentaires liées à une pénibilité particulière de ton travail ou de certaines tâches ?

MB : Non.

Combien de jours de vacances as-tu par an ?

MB : Honnêtement je ne sais pas.

Es-tu satisfait de tes horaires, du système des équipes ?

MB : J’ai vraiment besoin de plus de vacances.

Qu’est-ce qui te déplaît le plus dans l’entreprise ?

MB : Je me sens gasligthée par la différence entre ce qui m’est demandé de faire et ce qui est humainement possible.

13) Les syndicats

Existe-t-il une convention collective ?

MB : Oui.

Concerne-t-elle la société où tu travailles, le groupe auquel elle appartient ou tout le secteur économique dont elle dépend ?

MB : Oui.

Est-il possible de lire ou d’avoir une copie de cette convention ? Sinon, quelles seraient les clauses les plus atypiques ou problématiques de cette convention ?

MB : Oui.

Qui a signé ces accords avec la direction ?

MB : Le syndicat.

Existe-t-il un organe de concertation avec le patron ?

MB : Je ne sais pas.

À quoi sert-il et que fait-il ?

NA.

Es-tu syndiqué.e ? Avec quel syndicat ?

MB : FIQ.

Que fait-il pour vous ?

MB : Il négocie la convention.

Que penses-tu et que pensent tes collègues du syndicat ?

MB : Différence entre la section locale du syndicat et la FIQ. Pas mal tout le monde déteste la FIQ, mais la section locale nous à mobilisés pour voter contre une entente merdique. Ils ont gagné beaucoup de respect à cause de ça.

Qu’attends-tu des délégué.e.s ?.

MB : De nous mobiliser contre le gouvernement et l’exécutif de la FIQ.

14) Les services

Quel est le nom de ton service, département, ou atelier ?

MB : Chirurgie pédiatrique.

Quels biens produit-il ou quels services vend-il ?

MB : Soins de santé.

Quelle est son utilité ?

MB : Prendre soin d’enfants malades.

S’il s’agit d’un service, quel rôle jouent les relations avec la clientèle (amabilité, dévouement à. l’entreprise, etc.) ?

MB : Tout repose là dessus. Surtout avec des enfants.

Considères-tu que ton travail est utile à la société ?

MB : Oui.

Qu’en dit la direction ?

MB : Même chose.

Qu’en pensent tes collègues ?

MB : Même chose. Les seuls sceptiques sont des fois les enfants.

15) Les conflits entre salarié.e.s et avec le patron

Pendant que tu travailles, discutes-tu des problèmes qui se posent dans l’entreprise ? Peux-tu nous donner des détails ?

MB : Tous les jours, toutes les pauses, toutes les heures. On ne parle presque que de ça.

Y a-t-il eu dans le passé, ou y a-t-il en ce moment, des conflits entre les salarié.e.s ? À propos de quoi ?

MB : Il y a des tensions, surtout quand quelqu’un a une journée plus chill et qu’il ne nous aide pas.

Y a-t-il eu et y a-t-il des conflits avec la direction ? Sur quoi ont-ils porté ? D’autres conflits couvent-ils ?

MB : Rien pour l’instant.

Votre entreprise est-elle menacée de licenciements collectifs ou de fermeture ?

MB : Non

Que penses-tu de ces menaces ?

NA

16) Discussion

Quelle différence existe-t-il entre le travail au sein de ton entreprise et celui d’autres secteurs d’activité (usine, hôpital, bureaux, etc.) ?

MB : Notre activité est importante pour la cohésion sociale.

À l’avenir, l’activité de ton entreprise va-t-elle s’étendre ?

MB : Difficile à dire.

Que penses-tu de la possibilité de t’organiser avec d’autres gens pour améliorer les conditions de travail ?

MB : J’y pense constamment. J’aimerais qu’on soit capable de le faire plus et mieux.

Avec qui aimerais-tu t’organiser ?

MB : Les autres infirmières, mais aussi les préposés et les autres corps de métiers sur le plancher.

Comment agirais-tu pour faire avancer tes revendications ?

MB : C’est difficile de faire une vraie grève dans la santé. Le public nous détesterait si on faisait grève pour de vrai. Il nous faut une manière de se battre qui ne mette pas nos patients en danger.

Je ne sais pas comment la négociation va finir, le gouvernement ne semble pas prêt à reculer ni à forcer une conclusion. La FIQ ne veut pas vraiment faire grève. Je ne veux pas faire grève, mais je le ferais encore si ça débloquait la situation. J’aimerais qu’on fasse d’autres moyens de pression, comme les profs qui ont bloqué le port, mais les infirmières ne sont pas vraiment combatives selon moi. Je ne crois pas que les infirmières ont du potentiel révolutionnaire. On est toujours trop fatiguées. Je ne nous vois pas utiliser nos temps libres pour des actions et des manifs.

Quelles sont tes principales revendications ?

MB : Empêcher la réforme sur la flexibilisation du gouvernement. C’est une réforme folle. Chaque 30 jours, le gouvernement pourrait me transférer dans tout autre hôpital dans un rayon de 25km. Ça me ferait démissionner. Il faut aussi un plus petit ratio de patients par infirmière, une meilleure balance vie-travail et une meilleure paye.

17) Sur le questionnaire

Que penses-tu de ce questionnaire ?

MB : Il est pertinent et utile.

Que proposes-tu pour l’améliorer ?

MB : Peut-être des questions spécifiques par secteur. Aussi des questions sur le burn-out, l’épuisement émotionnel, ce genre d’impact. Peut-être une question sur comment l’emploie affecte ma santé.