- Partisane regroupe des militant.e.s révolutionnaires voulant s’engager dans les luttes prolétariennes. Nous visons à l’abolition de toutes hiérarchies et à la création de sociétés collectives sans classes ni États.
- Le capitalisme est basé sur l’exploitation du prolétariat par la classe dominante qui possède les moyens de production. Mais l’exploitation et l’oppression s’expriment aussi en termes de race, de genre, de sexualité, de santé, de capacité et d’âge. Une partie du prolétariat en opprime donc une autre. Il est nécessaire que les groupes opprimés puissent s’organiser et agir de façon autonome pour défendre leurs intérêts et réaliser leur émancipation.
- Nous croyons que la lutte contre les systèmes d’oppression qui divisent le prolétariat est essentielle à la lutte des classes. Afin d’être efficaces dans nos diverses luttes contre l’oppression, nous devons parfois nous organiser de manière indépendante en tant que personnes opprimées en raison du genre, de la sexualité, de l’appartenance ethnique ou des capacités. Nous le faisons cependant en tant que membres du prolétariat, car les mouvements interclassistes ne servent en définitive que les intérêts des groupes dominants au sein de ces luttes. La pleine émancipation ne peut être atteinte sans l’abolition du capitalisme.
- Le capitalisme encourage et perpétue des destructions environnementales et des changements climatiques. Ces catastrophes touchent en premier lieu les personnes les plus vulnérables à travers le monde. Un mouvement écologiste qui ne place pas en son cœur la question de la fin du capitalisme ne changera rien à la situation.
- Il n’est pas possible d’abolir le capitalisme sans une révolution naissant du conflit de classes. Les classes dominantes ne quitteront pas la scène de l’Histoire de leur plein gré, nous devons donc nous attendre et nous préparer adéquatement à ce que cette période de libération soit aussi une période de violence.
- Les syndicats et les groupes communautaires font partie des rouages qu’utilise le capitalisme pour fonctionner et se maintenir. Leurs capacités à être des vecteurs de la transformation révolutionnaire de la société doivent être fondamentalement mises en question. Même les syndicats et organismes les plus combatifs sont limités par la nature de ce mode d’organisation. Si nous pouvons développer des alliances et une collaboration avec des groupes divers, nous défendons d’abord l’utilisation de formes de luttes de classes, autonomes des partis, des syndicats et de l’État.
- En tant que communistes antiautoritaires, nous nous organisons dans tous les domaines de la vie pour essayer de faire avancer les processus révolutionnaires. Nous pensons que de puissantes organisations révolutionnaires et antiautoritaires sont nécessaires pour nous aider à atteindre cet objectif. Contrairement à d’autres socialistes ou communistes, nous ne cherchons pas à prendre le contrôle ou à diriger les luttes. Nous reconnaissons que la révolution ne peut venir que de l’action autonome des masses. Cependant, des organisations doivent exister pour convaincre les gens de la valeur de nos idées, de nos méthodes ainsi que pour soutenir et défendre les processus révolutionnaires. Nous rejetons les sectarismes et travaillons pour un mouvement révolutionnaire antiautoritaire uni.
- Une véritable libération implique nécessairement l’action révolutionnaire autonome du prolétariat à une échelle de masse. Une société communiste ne signifie pas seulement une coopération entre égales et égaux, mais nécessite une participation active à l’élaboration et à la création de cette société avant, pendant et après la révolution.